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    Tu dis toujours "oui" quand tu veux dire "non"

    Qui suis-je
    Robert Maurer
    @robertmaurer
    SOURCES CONSULT√ČES:

    wikipedia.org

    Commentaires sur l'article:

    avertissement de contenu

    Quelqu'un te demande quelque chose et tu dis oui, peut-√™tre pas tout de suite, mais tu finis par abandonner, m√™me si tu ne le veux pas. Cependant, d√®s que ce ¬ę oui ¬Ľ sort de votre bouche, quelque chose √† l'int√©rieur de vous se coince. Vous commencez √† penser √† tout ce que cette nouvelle responsabilit√© impliquera. Peut-√™tre que vous vous souvenez de la derni√®re fois que vous avez aid√© cette personne et qu'elle n'a pas appr√©ci√© ce que vous avez fait. Ou vous pouvez penser aux probl√®mes personnels que cela vous a caus√© d'offrir cette aide.



    Ensuite, votre cerveau commence à trouver des excuses, tandis que vous aspirez à ce qu'il ne soit pas trop tard pour reculer. Mais puisque vous avez déjà donné votre parole, reprenez vos esprits, oubliez les excuses et décidez que vous l'aiderez. Pour la dernière fois. Vous vous résignez. De nouveau. Et ainsi de suite encore et encore.

    Si ce sc√©nario vous est familier et se r√©p√®te de plus en plus souvent dans votre vie, au point de vous sentir utilis√© et manipul√©, vous avez probablement besoin de vous fixer des limites, vous devez savoir dire non. Si vous ne le faites pas, vous vous retrouverez submerg√©, satur√© de t√Ęches et de responsabilit√©s qui ne correspondent probablement pas et g√©n√©reront un stress √©norme.

    Pourquoi est-ce que je dis toujours oui quand je veux dire non ?

    - Faites pour les autres ce que vous voudriez qu'ils fassent pour vous. Si vous êtes toujours prêt à aider les autres, même lorsque l'aide est un lourd fardeau pour vous, il y a de fortes chances que vous ayez un sens profond du devoir. Vous vous montrez disponible parce que vous attendez des autres qu'ils fassent de même, parce qu'ils vous ont appris que l'abnégation est une valeur positive que nous devons tous mettre en pratique. Le problème est que beaucoup de gens ne voudront pas faire la même chose pour vous et profiteront probablement de votre gentillesse.


    - Vous voulez tenir parole. Il y a de fortes chances que vous soyez une personne responsable, donc une fois que vous faites un compromis avec quelque chose, vous le faites. Vous n'avez peut-être pas soigneusement examiné ce que la demande impliquait et vous vous êtes précipité pour répondre, mais comme vous pensez qu'il n'est pas acceptable de changer d'avis et de retirer l'offre d'aide, allez-y, même si cela implique un grand sacrifice pour vous.


    - Vous avez peur de perdre la personne. Si vous dites toujours oui lorsque vous voulez dire non à une personne, vous êtes probablement en arrière-plan motivé par la peur de la perte. Vous ne vous fixez pas de limites car vous craignez que la personne vous rejette ou vous abandonne si vous ne cédez pas à ses demandes ou n'êtes pas disponible pour elle. Si c'est le cas, il y a de fortes chances que vous soyez à un pas de souffrir de l'effet paillasson.

    - Vous ne voulez pas que les autres pensent du mal de vous. Parfois, vous êtes susceptible de céder à la pression des autres car vous voulez éviter l'onde de choc que pourrait provoquer votre rejet. Par exemple, si vous refusez d'aider un ami et êtes préoccupé par ce que le reste de vos amis pensera de vous ou refusez d'aider un membre de votre famille et êtes préoccupé par la réaction du reste de votre famille.

    - Vous avez le complexe du sauveur. Dans ce cas, vous êtes susceptible de ressentir un besoin urgent de "secourir", "soigner" ou "aider" d'autres personnes, même au prix de sacrifier vos propres besoins. Ce comportement est basé sur la conviction que ceux qui s'offrent aux autres sont meilleurs. Ce sont donc des personnes qui essaient de renforcer leur identité en se donnant aux autres.


    - Vous ne vous appr√©ciez pas assez. Si vous dites oui tout le temps alors que vous voulez dire non, en faisant passer les besoins des autres avant les v√ītres, il est probable que vous ayez un probl√®me d'estime de soi. Si vous ne vous appr√©ciez pas assez, si vous ne valorisez pas votre temps et votre √©nergie, vous serez plus enclin √† c√©der aux exigences de votre entourage car vous consid√©rez leurs besoins et d√©sirs plus importants et pr√©cieux que les v√ītres.

    Les dangers de dire oui quand on veut dire non

    - RancŇďur. L'une des principales cons√©quences de ne pas se fixer de limites est que vous finirez par c√©der √† la pression des autres et ensuite, lorsque les choses ne vont pas bien, vous ressentirez du ressentiment. Vous finirez probablement par vous sentir en col√®re, frustr√© et contrari√© parce que vous avez essay√© si fort et peut-√™tre que vous n'avez pas obtenu la bonne reconnaissance.


    - D√©t√©rioration de la relation. Lorsqu'une personne vous demande constamment et que vous c√©dez, un d√©s√©quilibre de pouvoir s'√©tablit dans lequel vous √™tes le perdant. Il n'est pas √©trange que ces relations finissent par souffrir ou m√™me se briser, car vous risquez de bl√Ęmer cette personne pour votre insatisfaction et de finir par rejeter la frustration sur elle. Une situation qui aurait pu √™tre √©vit√©e en fixant des limites saines d√®s le d√©part.

    - Insatisfaction et stress. Céder continuellement aux exigences des autres génère un stress énorme. Ces nouveaux engagements et responsabilités ajoutent une tension supplémentaire, qui finira par générer une profonde insatisfaction personnelle car vos besoins resteront insatisfaits. En vous souciant autant des autres, vous finirez par vous oublier vous-même.


    Apprendre √† dire ¬ę non ¬Ľ avec assurance

    Brené Brown, une travailleuse sociale qui a passé une décennie à étudier la honte, la vulnérabilité et la compassion, a fait une découverte incroyable : les personnes les plus compatissantes sont aussi celles qui fixent le plus de limites. Cela contraste avec la croyance populaire selon laquelle les personnes compatissantes sont celles qui sont toujours prêtes à aider et dessine un profil psychologique différent.

    Brown d√©clare que ¬ę la durabilit√© de donner et d'aimer sans tomber dans le ressentiment et l'amertume ne peut venir que d'un sentiment d'abondance personnelle. Et cette abondance personnelle n'existera pas sans limites.

    ¬ę Lorsque nous ne fixons pas de limites ou ne les respectons pas, nous nous sentons manipul√©s et utilis√©s. Par cons√©quent, nous attaquons les personnes que nous tenons pour responsables, au lieu de nous attaquer √† leur comportement.

    "Nous avons du mal à comprendre que nous pouvons être compatissants et accepter ces personnes tout en les tenant responsables de leurs comportements."

    Dans son discours, il y a plusieurs points importants que nous devons faire n√ītres pour apprendre √† dire "non":

    - Supposez que fixer des limites ne signifie pas √™tre impoli, agressif, √©go√Įste ou insensible. Fixer des limites est, fondamentalement, un acte d'auto-compassion et d'autod√©termination car cela implique d'√™tre conscient de nos besoins et de nos droits. Nous devons comprendre que l'amour et le respect des autres commencent par l'amour-propre et le respect de soi.


    - Fixez les limites. Peut-√™tre que vous prenez certains engagements et responsabilit√©s parce que vous n'√™tes pas conscient de vos limites, vous pensez que vous pouvez tout faire, que vous pouvez faire votre part et celle des autres, m√™me si en r√©alit√© ce n'est pas comme √ßa. Pour √©viter cette ¬ę erreur de calcul ¬Ľ, avant de fixer des limites √† votre relation avec les autres, vous devez vous fixer des limites. Ces limites vous permettront d'√©viter les comportements qui vous font du mal, ainsi vous ne vous en demanderez pas trop. Soyez honn√™te avec vous-m√™me et d√©terminez ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire, et aussi ce que vous ne voulez pas faire.

    - Soyez conscient de vos besoins. Vous avez le droit de r√©pondre √† vos besoins comme les autres, ce qui signifie que vous n'avez pas √† les laisser vous dicter ce que vous pouvez faire de votre temps et √† quoi vous devez consacrer votre √©nergie. Se donner la priorit√© n'est pas un p√©ch√©. En fonction de vos besoins, d√©terminez combien, comment, o√Ļ et dans quelle mesure vous pouvez aider.

    - Prenez le temps de r√©fl√©chir. Vous n'avez pas besoin de prendre du recul pour apprendre √† dire non. √Čtablir une distance psychologique vous permettra de peser le pour et le contre de l'engagement que vous vous appr√™tez √† prendre. Par cons√©quent, lorsque quelqu'un vous demande quelque chose qui demande beaucoup d'efforts, ne r√©pondez pas tout de suite, dites-lui que vous avez besoin de temps pour r√©fl√©chir sur le sujet. De cette fa√ßon, vous ne vous tendrez pas un pi√®ge et, si vous concluez que vous ne pouvez pas faire ce qu'ils vous demandent, vous n'aurez pas donn√© votre parole.

    - Concentrez-vous sur ce que vous abandonnez. Il est tr√®s difficile de rester ferme dans les limites que vous avez √©tablies lorsqu'une partie de vous-m√™me pense qu'aider cette personne est la "bonne chose" √† faire, lorsqu'une partie de vous-m√™me vous dit que vous √™tes une "mauvaise personne" parce que vous ne pense qu'√† toi. Pour contrer cette pens√©e, vous devez vous concentrer sur ce que vous devrez sacrifier, sur les choses que vous devrez abandonner en disant ¬ę oui ¬Ľ.

    - ¬ę Aider ¬Ľ n'aide pas toujours. Faciliter la vie des autres n'est pas toujours une aide. Parfois, nous pensons que sauver les autres des probl√®mes, des difficult√©s et des conflits est positif et ¬ę juste ¬Ľ, mais de cette mani√®re, nous pourrions √©galement retirer une opportunit√© de croissance. En emp√™chant cette personne d'affronter les probl√®mes de la vie, on peut aussi l'emp√™cher de d√©velopper sa r√©silience.

    La clé est en équilibre. En étant conscient qu'il y a un temps pour dire oui et un autre pour dire non. Le philosophe Ayn Rand rappelle que "le principe selon lequel ceux qui sont dans l'urgence doivent être aidés ne peut aller au point de considérer que toute souffrance humaine est une urgence et transformer le malheur de certains en une hypothèque sur notre vie".

     

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