Parfois, nous ne pleurons pas pour la faiblesse, mais pour être trop fort

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Louise Hay
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Nous associons généralement les pleurs à la faiblesse. Nous pensons que lorsque quelqu'un pleure, il est faible. Mais ce n'est pas toujours le cas. Pleurer est une expression très polyvalente qui nous permet de libérer de nombreux sentiments et émotions. Alors parfois, nous ne pleurons pas à cause de la faiblesse, mais parce que nous avons été trop forts.

Souvent dans la vie, nous devons faire face à une situation difficile après l'autre, sans nous arrêter pour respirer. Nous savons que les moments difficiles s'accumulent et que les problèmes ne viennent jamais d'eux-mêmes. Dans ces cas, nous nous efforçons d'être forts et de résister à la tempête.



Mais lorsque les problèmes nous permettent finalement de faire une pause, nous nous effondrons, nous tombons sous le poids de nos propres efforts. Dans ces cas, pleurer n'indique pas une faiblesse, mais que notre force a dépassé les limites. Cela signifie que la vie nous a trop demandé et que nous portons un fardeau trop lourd sur nos épaules.

Personne ne peut être fort tous les jours de sa vie

Beaucoup de gens ont √©t√© amen√©s √† penser que les larmes sont synonymes de faiblesse et qu'il ne faut pas pleurer car cela ne sert √† rien. Cette id√©e conduit souvent √† refouler notre tristesse, notre douleur ou notre frustration. Mais cela ne veut pas dire que ces sentiments disparaissent, nous les avons juste cach√©s. √Ä long terme, cette r√©pression peut entra√ģner des probl√®mes plus graves.

Avoir l'air normal et sourire n'est pas la solution, car lorsque vous cachez vos émotions au monde, vous finissez par les cacher à vous-même. Ces émotions refoulées se reproduiront sous la forme de problèmes de santé comme des maux de tête, des troubles digestifs, des tensions musculaires, des vertiges, des éruptions cutanées (psoriasis) ou encore des maladies plus graves.


Par cons√©quent, il est important de comprendre que vous ne pouvez pas √™tre fort tous les jours, le moment viendra o√Ļ vous devrez faire face √† ces sentiments et les laisser s'exprimer, m√™me en pleurant. En fait, vous vous rendrez compte que c'est profond√©ment lib√©rateur et aussi th√©rapeutique. Pleurer est cathartique. Une fois que les pleurs se seront calm√©s, vous pourrez prendre une distance √©motionnelle par rapport √† la situation et prendre de meilleures d√©cisions.


Pourquoi "s'effondre-t-on" après une période de forte tension ?

Il est probable que cela vous soit d√©j√† arriv√© : apr√®s une p√©riode de stress intense, au cours de laquelle vous avez r√©sist√© jusqu'au bout, vous arrivez √† un point o√Ļ vos forces vous quittent et vous vous effondrez, au sens le plus litt√©ral du terme.

Cela est d√Ľ √† une r√©ponse naturelle de notre organisme. En fait, le stress passe par trois phases distinctes :

1. Alarme
. Dans cette phase, la r√©ponse de combat ou de fuite est activ√©e. Il augmente le niveau d'adr√©naline, ce qui g√©n√®re une s√©rie de changements dans le corps qui nous permettent de rester actifs, avec l'esprit alerte et pr√™t √† r√©agir au danger. C'est l'√©tape o√Ļ nous agissons simplement sans trop r√©fl√©chir, avec une √©nergie √©norme.

2. Résistance. Lorsque la situation stressante persiste, nous passons à la deuxième phase, dans laquelle le niveau de cortisol sécrété par les glandes surrénales augmente. Cette hormone aide à faire face au stress, vous permet de rester immobile et de supporter les difficultés. Le problème est que les glandes surrénales se fatiguent et cela affecte négativement tout l'organisme.


3. √Čpuisement. M√™me si la situation stressante n'a pas disparu, il arrive un moment o√Ļ notre corps est incapable de maintenir le niveau d'activit√© et d'excitation. Ensuite, il y a un effondrement des niveaux d'hormones qui nous maintenaient actifs, et nous √©prouvons une sensation de fatigue extr√™me, √† la fois physiquement et psychologiquement. C'est √† ce stade que pleurer n'est pas une expression de faiblesse, mais cela implique que nous nous sommes battus trop et trop longtemps.

Fixer des limites, pour ne pas donner plus qu'on ne peut

Il est vrai que parfois la vie nous met dans les cordes, mais la décision finale, la façon dont nous traitons les problèmes, nous appartient. Par exemple, on peut choisir de s'enfermer dans une coque de protection ou, au contraire, demander de l'aide pour éviter d'avoir à porter tout seul tout le poids. Nous pouvons repousser les personnes qui nous font du mal, sans attendre que la blessure s'aggrave, ou nous pouvons nous adonner à des loisirs relaxants pour nous protéger d'un travail stressant.



Les clés pour être fort sans craquer sont :

- Faites attention aux signes de stress et d'anxiété, ne les laissez pas grandir hors de toute proportion.

- Se sentir bien dans sa peau, accepté et aimé pour qui vous êtes, afin que, même si vous faites une erreur, l'erreur ne se transforme pas en un fardeau inutile.

- Fixez-vous des limites claires, pas tant pour les autres que pour vous-même, afin de savoir quand il est temps de dire "non" définitivement.

- Autorisez-vous à être faible, de temps en temps, répétez-vous que vous êtes incapable de faire face à la situation, vous ne pouvez pas prendre plus de responsabilités et vous avez besoin de faire une pause.


- Attendez des autres le même respect, le même amour, l'affection et la reconnaissance que vous leur accordez. Nous ne pouvons pas donner continuellement sans rien recevoir en retour, car nous aussi, nous avons besoin de soutien et de compréhension.

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