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    Ne l'Ă©coute pas

    Qui suis-je
    Louise Hay
    @louisehay
    SOURCES CONSULTÉES:

    wikipedia.org

    Commentaires sur l'article:

    avertissement de contenu


    Et si tous vos échecs récents étaient la faute d'un morveux ? Et si ce gamin se cachait dans le labyrinthe de vos pensées ? Dans cet article, je vais vous expliquer comment le faire taire et faire la différence.

    "Il n'est jamais trop tard pour ĂŞtre ce que tu voulais ĂŞtre."

    Georges Eliot.

    Enfant, je ne devais pas avoir plus de 4 ou 5 ans, à chaque fois que j'accompagnais ma mère pour faire du shopping, je la traînais jusqu'au magasin de jouets le plus proche et là j'ai mis en place la stratégie de persuasion enfantine la plus avancée connue de l'humanité : le frigné.



    Malgré ma persévérance et mon engagement "pleurer" notable, je dois dire que je n'ai jamais particulièrement réussi à la convaincre, sauf une fois. Probablement prise pour épuisement, un jour ma mère m'a posé la question tant attendue : "D'accord GetPersonalGrowth, qu'est-ce que tu veux prendre ?". Et j'ai aussitôt répondu : "Tout, je veux tout maman".

    Se souvenir de cet épisode me fait toujours sourire, mais je voulais vous en parler pour une raison bien précise. En fait, je repensais à toutes ces fois où j'ai reporté l'alarme, j'ai sauté une séance d'entraînement, j'ai reporté un engagement. A chacune de ces occasions une petite voix s'est glissée dans les méandres de mon esprit, une petite voix plaintive et insistante, une petite voix semblable au gémissement de cet enfant de 5 ans qui voulait tout tout de suite.

    Si vous ne pouvez pas garder vos bonnes intentions plus de 48 heures, si vous avez plus d'objectifs qu'un reflex mais passez vos journées sur un Eminflex, si vous vous sentez dans un bourbier où rien ne change mais tout sombre, cet article a été écrit pour tu. Quelques sifflets et continuez à lire ;-)


    Quand l'enfant pleurnichard dirige ta vie

    « Il y a en moi je ne sais quel esprit divin et démoniaque ; […] Et c'est comme une voix que j'ai en moi depuis que je suis enfant ; qui, chaque fois qu'il se fait entendre, me dissuade toujours de quelque chose que je m'apprête à accomplir, et ne me fait jamais de propositions. »


    Platon (Apologie de Socrate, 31d).

    L'être humain a toujours été soumis aux caprices de cet enfant pleurnichard qui habite chacun de nous. Dans le livre "A la recherche des câlins perdus", Julius Caesar Jacob fournit une description magistrale de la personnalité de l'enfant (mieux connue des lecteurs de GetPersonalGrowth avec le surnom de " Frigno Frignonis ") :

    « L'enfant est la personne la plus malchanceuse de l'univers. Et, tragiquement, il le sait. Quand tu entends quelqu'un te dire qu'il est un perdant, que le monde est en colère contre lui, qu'il est le plus perdant de l'univers, sache-le, il te parle bambino. Si vous avez moins de douze ans, c'est normal. Si elle a plus de douze ans, c'est inquiétant. S'il en a plus de dix-huit c'est tragique. S'il en a plus de vingt c'est le bordel. […] Le problème est que l'enfant est incapable d'affronter seul la vie et ses difficultés, ses dangers, ses obstacles, ses épreuves, ses responsabilités. Il est incapable de dominer l'environnement qui l'entoure. Parce qu'il est incapable de supporter le frustrazioni que l'environnement impose : les difficultés, la fatigue, la défaite, la perte, la douleur. Parce qu'il n'a pas confiance en soi et il est convaincu qu'il ne peut pas le faire."


    Bref, la personnalité de l'enfant hennissant émerge à chaque fois que la vie nous met à l'épreuve :

    • L'enfant hennissant s'en fout du tien objectifs, surtout s'ils nĂ©cessitent une certaine forme d'engagement soutenu dans le temps. Il ne cherche qu'Ă  Ă©chapper au malaise et dès les premières difficultĂ©s il se met Ă  vous murmurer : « mais qui te fait ça ? », « ça ne vaut pas le coup », « aujourd'hui tu mĂ©rites une pause ».
    • L'enfant pleurnichard est un fervent partisan de procrastination. Cela vous fait croire qu'il n'y a pas de prĂ©cipitation, que demain vous serez incroyablement productif et rattraperez tranquillement le temps perdu jusqu'Ă  prĂ©sent. La vĂ©ritĂ© est souvent bien diffĂ©rente (parole de Stephen King).
    • L'enfant pleurnichard est un porteur sain de "Pardon". Lorsque vous vous retrouvez face Ă  vos responsabilitĂ©s, soyez assurĂ© qu'il trouvera toujours une excuse parfaitement rationnelle pour vous aider Ă  vous Ă©vader. Tu ne me crois pas?! Je parie des millions d'euros que tu en as utilisĂ© au moins un la semaine dernière ces excuses.

    L'enfant pleurnichard est donc profondĂ©ment ancrĂ© en nous, mais il n'en reste qu'une seule facette de notre personnalitĂ©. C'est peut-ĂŞtre en ce moment la facette dominante, mais cela ne doit pas nĂ©cessairement ĂŞtre dans un avenir proche. Nous pouvons choisir de ne pas ĂŞtre cet enfant. Nous pouvons choisir de ne l'Ă©coute pas.


    Oui André, mais comment ?! N'avez-vous pas l'une de vos techniques pratiques et efficaces pour faire taire 'Je suis frigno frignonis ?! Je voudrais prendre 2 onces et demie. Merci.


    Autodiscipline sélective

    "Le secret du succès est de choisir les bonnes habitudes et d'avoir juste assez de discipline pour les former."

    G. Keller.

    J'avoue, l'image du samouraï avec une autodiscipline de fer et une résilience indestructible m'a toujours fasciné, mais la vérité est que confier notre changement exclusivement à la discipline ne fonctionne pas: plus on se raidit, plus on essaie de faire taire l'enfant hennissant en nous et plus il tourne avec une férocité inattendue, brûlant des jours de dur progrès en quelques instants (je vous ai parlé d'un mécanisme très similaire aussi dans l'article surretenue).

    Cependant, il existe une démarche pour empêcher l'enfant hennissant de diriger nos vies, sans pour autant nous transformer en automates frustrés et refoulés : c'est leautodiscipline sélective.

    J'ai rĂ©cemment suggĂ©rĂ© Ă  l'intĂ©rieur par GetPersonalGrowth Le livre de Gary Keller intitulĂ© "Juste une chose". Parmi les diffĂ©rentes stratĂ©gies suggĂ©rĂ©es, celle que j'ai expĂ©rimentĂ©e avec le plus de succès est celle de l'autodiscipline sĂ©lective. Concrètement, l'auteur compare notre autodiscipline Ă  la batterie d'un smartphone : lorsque la batterie est pleine, nous pouvons tranquillement faire taire l'enfant pleurnichard, rĂ©alisant toutes nos bonnes intentions. Mais lorsque la batterie est faible, M. Frigne prend le relais et nous amène Ă  reproduire les (mauvais) comportements que nous connaissons le mieux.

    Le secret est donc de prendre conscience de ce « cycle de recharge » de notre autodiscipline et d'exploiter les rĂ©serves limitĂ©es de volontĂ© dont nous disposons pour former des modèles de comportement (lire « habitudes Â») qui sont fonctionnelles pour atteindre nos objectifs.

    « Mazza AndrĂ©, maintenant tu parles comme un professeur ! Écoutez, en d'autres termes, qu'est-ce que je dois faire pour Ă©viter que les gĂ©missements envoient toujours tout Ă  pu… fou ?! 


    En termes simples, l'autodiscipline sĂ©lective signifie :

    1. Se concentrer sur une habitude qui nous rapproche de nos objectifs.
    2. Pratiquez cette habitude au mattina, lorsque les rĂ©serves d'autorĂ©gulation sont Ă  leur maximum.
    3. Tirer parti de notre volontĂ© juste assez longtemps pour prendre l'habitude.

    C'est ça. Et devine quoi ?! On a déjà vu l'outil idéal pour exploiter les principes de l'autodiscipline sélective : oui, justement, je parle de #sfida90901. Si vous ne l'avez pas déjà fait, vous pouvez adopter ce « format » non seulement pour réaliser un projet précis, mais aussi pour établir une nouvelle habitude.

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